Syphilis : prévention et traitements existants

La syphilis est une infection sexuellement transmissible, causée par la bactérie Treponema pallidum. Maladie aussi vieille que le genre humain, la syphilis est une pathologie hautement contagieuse qui se propage principalement par l’activité sexuelle. Le premier signe est un chancre indolore sur les organes génitaux, le rectum, la bouche ou la surface de la peau. Certaines personnes ne remarquent pas ces lésions, parce qu’elles ne causent pas de douleurs. Ces plaies se résorbent d’elles-mêmes, mais les bactéries restent dans le corps si la maladie n’est pas traitée. Le pathogène peut rester dormant dans le corps, parfois pendant des décennies, avant de se réactiver pour endommager de nombreux organes, y compris le cerveau. Dans les lignes qui suivent, nous allons nous intéresser à la façon de prévenir et de traiter cette affection.

Quelques mots sur les causes de la maladie

Treponema pallidum sous-espèce pallidum est une bactérie Gram-négatif en forme de spirale et hautement mobile. Les humains sont le seul réservoir naturel connu pour la sous-espèce pallidum. La bactérie est incapable de survivre plus de quelques jours en dehors du corps humain, en raison de la petitesse de son génome qui ne lui permet pas de synthétiser la plupart de ses macronutriments. Sa multiplication est également très lente, car il lui faut également plus de 30 heures pour doubler son dédoubler son matériel génétique.

La syphilis est transmise principalement par contact sexuel ou pendant la grossesse d’une mère à son fœtus. Le spirochète peut passer à travers des muqueuses intactes ou une peau endommagée. Elle est généralement transmise lors des rapports sexuels, mais il est également possible de la contracter en ayant un contact prolongé avec une lésion syphilitique. Environ 30% à 60% des personnes exposées à une syphilis primaire ou secondaire sont susceptibles d’être infectées.

Il n’est généralement pas possible de contracter de la syphilis à travers les sièges de toilette, les activités quotidiennes ou en partageant des ustensiles ou des vêtements.

Prévention

PréservatifPlusieurs moyens peuvent aider à réduire le risque de contracter la syphilis. L’efficacité de certaines de ces méthodes n’est peut-être pas totale, mais les éviter serait une grave erreur.

Le préservatif

L’utilisation du préservatif réduit la probabilité de transmission, mais n’élimine pas complètement le risque. L’utilisation correcte et cohérente des préservatifs en latex peut réduire le risque de syphilis uniquement lorsque la zone infectée ou le site d’exposition potentielle est protégé. Cependant, une lésion située à l’extérieur de la zone couverte par le préservatif peut toujours permettre la transmission. Il faut donc faire preuve de prudence même lorsque vous utilisez un préservatif.

L’abstinence et la fidélité

Le moyen le plus sûr d’éviter la transmission des maladies sexuellement transmissibles, y compris la syphilis, consiste à s’abstenir de contacts sexuels ou à être dans une relation monogamique à long terme avec un partenaire qui a été testé et dont on sait qu’il n’est pas infecté.

Prévention de la syphilis chez le nouveau-né

La syphilis congénitale chez le nouveau-né peut être empêchée par le dépistage des mères au début de la grossesse et le traitement des personnes infectées. Le Groupe de travail sur les services préventifs des États-Unis (USPSTF) recommande vivement le dépistage de toutes les femmes enceintes, tandis que l’Organisation mondiale de la santé recommande que toutes les femmes soient testées lors de leur première visite prénatale et à nouveau au troisième trimestre. Si elles sont positives, il est recommandé que leurs partenaires soient également traités.

Le dépistage de la syphilis

Cette technique est de loin l’outil de prévention le plus efficace. Le CDC recommande que les hommes sexuellement actifs, qui ont des rapports sexuels avec des hommes soient testés au moins une fois par an. Les spécialistes recommandent également le dépistage des personnes à haut risque. La syphilis est une maladie à déclaration obligatoire dans de nombreux pays, dont le Canada, l’Union européenne et les États-Unis. Cela signifie que les agents de santé sont tenus d’aviser les autorités, lorsqu’elles décèlent la maladie chez un patient. Dans ce cas, une notification est envoyée aux partenaires de la personne.

Traitements

CadenasSi la maladie est laissée sans traitement pendant plusieurs années, elle peut endommager le cœur, les vaisseaux sanguins, le cerveau et le système nerveux. La syphilis peut causer la cécité ou la paralysie. Elle augmente également le risque de répandre le VIH. Avec le temps, la maladie peut endommager vos organes et même conduire à la mort.

Infections récentes

Le traitement de premier choix pour la syphilis non compliquée reste une unique injection intramusculaire de benzathine pénicilline G. La doxycycline et la tétracycline sont des recours alternatifs pour les personnes allergiques à la pénicilline. La résistance aux macrolides, à la rifampicine et à la clindamycine a été parfois observée. La ceftriaxone, une céphalosporine de troisième génération, peut être aussi efficace que le traitement à base de pénicilline. Il est recommandé qu’une personne traitée évite le sexe jusqu’à ce que les plaies soient complètement guéries.

Infections tardives

En raison de la mauvaise pénétration de la pénicilline G dans le système nerveux central, on recommande de fortes doses de pénicilline par voie intraveineuse pendant au moins 10 jours. Si le patient est allergique à la pénicilline, la ceftriaxone peut être utilisée. D’autres formes tardives peuvent être traitées avec de la pénicilline G en intramusculaire, à raison d’une injection par semaine pendant trois semaines. En cas d’allergie, la doxycycline ou la tétracycline peuvent être utilisées, mais sur une durée plus longue. Le traitement à ce stade limite la progression de la maladie, mais n’a qu’un léger effet sur les dégâts déjà survenus.

 

La syphilis est l’une des maladies vénériennes les plus dangereuses. Ses conséquences sur la santé des personnes affectées peuvent être catastrophiques, si elles ne sont pas traitées à temps. S’évertuer à la prévenir en s’abstenant de rapport sexuel ou s’engageant dans une relation monogamique est primordial. En cas d’infection, se rendre à l’hôpital est la meilleure chose qu’on puisse faire. En effet, la maladie se traite facilement et retarder cette échéance pourra vous être fatale. Il faut à tout prix éviter la fausse honte et la peur d’être jugé.

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